F
Faustulus: Selon la légende de la fondation de Rome, il fut le berger qui s'occupa de Romulus et Remus après les avoir découvert dans une grotte (le « lupercal » du Palatin) allaités par une louve, il les confia à son épouse : Acca Larentia .
« S'il faut en croire ce qu'on rapporte, les eaux, faibles en cet endroit, laissèrent à sec le berceau flottant qui portait les deux enfants : une louve altérée, descendue des montagnes d'alentour, accourut au bruit de leurs vagissements, et, leur présentant la mamelle, oublia tellement sa férocité, que l'intendant des troupeaux du roi la trouva caressant de la langue ses nourrissons. Faustulus (c'était, dit-on, le nom de cet homme) les emporta chez lui et les confia aux soins de sa femme Larentia. » Tite Live, I, 4. trad. Nisard, 1864.
« Amulius (frère de Numitor, roi d'Albe), encore plus alarmé, chargea un de ses domestiques de les noyer. Il s'appelait, dit-on, Faustulus ; selon d'autres, c'est le nom de celui qui les recueillit. » Plutarque, vie de Romulus, III.
Certains historiens anciens pensent que le lapis niger du comitium est le lieu où il fut enterré. Il périt lors du meurtre de Rémus par son frère Romulus (voir texte mis au nom de Plistinus ).
Caius Flavius Fimbria: Légat de Flaccus , commandant la deuxième armée romaine envoyée contre Mithridate. Il ne s'entendait pas avec son chef et laissa à penser que ce dernier trafiquait sur les approvisionnements des troupes. Il fomenta une mutinerie contre lui et ce dernier fut tué. Fimbria se retrouva à la tête de ses troupes. Il faillit capturer Mithridate mais il avait besoin de l'aide de Lucullus qui ne pouvait supporter le personnage et le laissa seul se débrouiller. Il fut éliminé par Sylla . Il se suicida dans le sanctuaire d'Esculape à Pergame.
Caius Valerius Flaccus: Il fut flamen dialis de 209 à 174 avant J.C., édile curule en 199 avant J.C., préteur en 183 avant J.C.
Lucius Valerius Flaccus:Il fut le maître de cavalerie de Sylla lorsque ce dernier fut nommé dictateur.
Marcus Fulvius Flaccus: Sénateur, ami des Gracches. Il fut consul en 125 avant J.C. Il dut être le seul consul à solliciter son élection comme tribun de la plèbe, ce qui marque bien, comme le dit C. Nicolet que « le tribunat est alors devenu le véritable centre du pouvoir ». M. Le Glay-Rome 1- Grandeur et Déclin de la République. Il commanda une armée qui vint au secours de Massalia (Marseille) en lutte contre les tribus celtiques de l'arrière pays et en 123 avant J.C., il célébra un triomphe pour avoir vaincu les peuples des Salvii et des Vocontii . Il mourut avec Caius Sempronius Gracchus et nombre de ses partisans.
Titus Quinctius Flaminus: Consul pour l'année 198 avant J.C., il fut poussé au consulat par Scipion l'Africain , l'homme fort du moment, alors qu'il n'avait pas franchit toutes les marches du cursus honorum . Certaines villes grecques lui rendirent un véritable culte. En 196 avant J.C., il conclut la paix avec la Macédoine de Philippe. Il fut soupçonné d'ambitions personnelles et suivit son mentor dans sa chute.
Flavius Petro : né à Reates, il fut le grand père de l'empereur Vespasien. Il était centurion dans les légions de Pompée. Il s'enfuit du champ de bataille de Pharsale et se réfugia dans sa ville natale, il y devint employé de banque. Il va épouser une certaine TERTULLA, d'une riche famille bougeoise qui va élever le futur empereur Vespasien dans la ville de Cosa (Andesoria).
Titus Flavius Sabinus : Chevalier, pére de l'empereur Vespasien. Il fut centurion primipile et aurait été rendu à la vie civile à cause de sa santé fragile. Il devint, alors, percepteur d'impôts dans la province d'Asie, il était donc publicain. Son intégrité est saluée par les villes de son administration. Puis, il serait allé chez les Helvètes comme banquier ; il faut constater que le grand père de l'empereur comme son père furent des hommes d'argent. Il épousa Vespasia Polla, issue d'une grande famille de Sabine, les ancêtres de l'empereur ont toujours cherché à s'élever dans l'échelle sociale.
Florus : On ne connaît rien de lui, de sa vie, on ne peut faire que des suppositions. L'une d'elle est de dire qu'il fut contemporain de Trajan et de son successeur Hadrien, en tout état de cause, son livre débute par un éloge de ce prince.
Sans aucune preuve, on pense qu'il naquit en dehors de Rome et même de l'Italie. Son origine pourrait être espagnole car il a, pour certains historiens, le même prénom que Sénèque. Mais d'autres penchent pour une provenance africaine et ont essayé de reconstituer son nom : P. Annius Florus , celui-ci se trouve dans une dans une œuvre d'un poète et chez un grammairien qui vécut à l'époque de l'empereur Hadrien. On peut trouver trace dans « l'Histoire Auguste » d'un certain Florus qui reçut de cet empereur une réponse moqueuse à un épigramme qu'il avait composé :
« Je ne veux point être César, pour courir à travers la Bretagne , et endurer les frimas de la Scythie. »
Ego nolo Cæsar esse,
Ambulare per Britannos
Scythicas pati pruinas.
Adrien lui répondit, également en vers:
« Je ne veux point être Florus, pour courir les tavernes, m'enterrer dans les cabarets, et endurer les moucherons et leurs piqûres. »
Ego nolo Florus esse,
Ambulare per tabernas
Latitare per popinas
Culices pati rotundos. Site Remacle.
Il faut aussi considérer que le cognomen de Florus était fréquent à cette époque. Son œuvre qui est intitulée de nos jours « Abrégé de l'Histoire Romaine » (mais il n'en fut pas ainsi à toutes les époques) a beaucoup séduit Montesquieu, au début elle était nommée (tentative pour expliquer la précédente parenthèse) « Abrégé de Tite Live » ( Epitoma de Tito Livio ). Elle a toujours été truffée d'approximations et d'anachronismes, en un mot d'erreurs. Sa composition a varié selon les siècles qui l'ont publiée. Cela a pu aller de quatre livres pour les éditions anciennes à deux de nos jours. On peut dire que cette « Histoire » n'a pas laissé de traces profondes.
Marcus Fonteius: Il fut accusé d'extorsion de fonds pour son gouvernement de la Gaule Transalpine qui avait duré trois ans. Il fut défendu par Cicéron et nous sommes dans l'ignorance du gain du procès ou non. Ce dernier, dans sa plaidoirie mit en avant le fait que Fonteius avait grandement aidé Pompée alors qu'il était occupé à guerroyer en Espagne.
Fulvia ou Fulvie: 77 avant J.C. ; 40 avant J.C. FULVIA FLACCA BAMBULIA

Matrone romaine qui fut dévorée par l'ambition politique à une époque où les femmes restaient loin de toutes agitations de quelques natures qu'elles soient :"...femme peu faite pour les travaux et les soins domestiques, et dont l'ambition eût été fort peu flattée de maîtriser un mari simple particulier, mais qui aspirait à dominer un homme qui commandât aux autres, et à donner des ordres à un général d'armée." Plutarque, Antoine.
Ce fut la première femme à être représentée sur une pièce de monnaie, à part les figures mythologiques.On dit d'elle qu'elle n'avait aucune beauté : "Fulvie, épouse d'Antoine, qui n'avait d'une femme que le corps..." Velleius Paterculus.
Elle était la fille de Fulvius Bambulio (le bègue) qui fut préteur et de Sempronia, fille de Caius Gracchus . Son premier mari fut le démagogue Clodius , celui qui fit exiler Cicéron et fut tué par Milon . Elle se remaria avec Scribonius Curio qui fut tué au service de César en Afrique puis à son troisième mariage, elle épousa Marc Antoine . Elle avait besoin d'un mari ambitieux, pour vivre à travers lui, une vie politique. Elle offrit sa fille, Clodia, comme épouse à l'allié du moment : Octave . On dit qu'elle fut tellement heureuse de la mort de Cicéron qu'elle lui transperça la langue d'une aiguille en or qu'elle ôta de sa chevelure. Puis, son mari partit pour l'Egypte, rencontra Cléopâtre, l'on connaît la suite. Elle se retrouva seule puis s'allia avec Lucius Antonius , son beau-frère. Lui et elle furent pris au piège dans la ville de Perusia qu'Octave investit dans sa lutte pour se retrouver seul au pouvoir à Rome. Elle fut exilée à Sicyon (Grèce) où elle décéda.
De ses différents mariages, elle eut trois enfants. De Clodius, elle eut Clodia qui fut mariée à Octave . De Scribonius Curio , elle resta sans enfant et de Marc Antoine , elle eut deux rejetons : Marcus Antonius Antyllus qui fut élevé par la soeur d'Auguste, Octavie et Jullus Antonius .