V
Valère Maxime:
Sa vie nous est pratiquement inconnue. Tout ce que l'on sait de lui, c'est qu'il vécut sous Tibère si on en croit un passage de son œuvre (II, 6, 8) où il raconte qu'il alla en Asie avec Sextus Pompeius qui fut un homme politique du temps de cet empereur. Et surtout, il dédia son écrit à cet empereur.
Il ne fournit à la postérité qu'un seul ouvrage qui s'intitule : « Factorum Dictorumque Memorabilium Libri IX » (Faits et dits mémorables) qui se divise en 9 livres . Cette œuvre est un recueil d'anecdotes, puisées chez des écrivains grecs ou romains, elles ne sont donc pas originales mais apportent des renseignements précieux sur la civilisation antique :
« Comme les actions et les paroles mémorables des Romains et des nations étrangères sont trop dispersées dans les autres ouvrages pour qu'on puisse s'en instruire en peu de temps, j'ai résolu d'en faire, selon un plan méthodique, un choix extrait des historiens célèbres, pour épargner la peine d'une longue recherche aux lecteurs qui désirent puiser des enseignements dans l'histoire. » Préface.
Il déforme souvent la réalité des choses et pour beaucoup de lecteurs, son style est guindé, toujours grandiloquent jamais simple. Malgré cela, au Bas-Empire, ses écrits donnèrent lieu à deux abrégés.
Il fut célèbre encore longtemps car au Moyen-âge, des études de rhétorique et de morale ne pouvaient se faire sans lecture et commentaires de son œuvre.
Velleius Paterculus : 19 avant J.C. ; 31 après J.C.
Cet homme qui est connu de nos jours comme historien est né dans une famille de Campanie qui reçut le droit de cité pendant la Guerre Sociale et qui, plus tard, sera promu dans ordre équestre. Il avait un oncle sénateur qui vota la mort de C. Cassius, un des meurtriers de J. César. Velleius mourut, sans doute, car en fait on en sait rien, parmi ceux qui périrent suite à la chute de Séjean. En fait, les seuls renseignements que nous avons sur lui sont dus à lui-même et à ce qu'il en a écrit dans son « Histoire ». Il est inconnu même de Quintilien qui fut son contemporain et qui écrivit en nommant des noms d'auteurs, il n'est jamais cité. Tout ce que l'on peut dire de lui est qu'il commença une carrière équestre en exerçant le grade militaire de tribun, il servit sous les ordres de Tibère et succéda à son père dans son commandement de la cavalerie de celui qui sera bientôt empereur. Il fut légat (commandant d'une légion) et s'éleva jusqu'à être préteur en 14 après J.C., il est curieux de constater que ces fonctions n'étaient pas équestres mais sénatoriales. Aucune explication.

Certains pensent que Tibère, devenu empereur, lui demanda d'écrire une histoire de Rome, c'est pourquoi il est suspect de complaisance pour les débuts de l'empire. Il a dédié son œuvre à M. Vinicius qui fut le fils d'un consul en 2 après J.C. et le petit fils de l'homme sous lequel il servit durant les débuts de sa carrière militaire, c'était un homme sans grande envergure mais ambitieux, puisqu'il aspira un moment à l'empire, beau-frère de Caligula.
Son « Histoire Romaine » ne nous est pas parvenue dans son entier puisque le livre I est parcellaire, il manque une part importante qui va de l'enlèvement des Sabines à la guerre contre Persée. Seul le livre II est complet. Il va falloir attendre la Renaissance pour qu'un exemplaire du manuscrit soit retrouvé dans une abbaye mais il fut reperdu. Entre temps un certain Beatus Rheanus le vit et en établit une édition (Bâle, 1520), celle qui sert de modèle encore de nos jours.
Verginius Rufus : Gouverneur de la Germanie Supérieure sous Néron. Il resta loyal à Rome et refusa la proposition d'alliance que lui fit Vindex. Il l'écrasera non loin de Besancon. Les troupes de Germanie lui proposèrent le trône à Rome mais il le refusa.
Verres : De son nom exact : CAIUS LICINUS VERRES.
Il serait né vers 115 avant J.C.. Il était issu d'une famille sénatoriale. Il commença sa carrière ( cursus honorum ) comme questeur, attaché à Cn. Papirius Carbo, homme de main de Marius. Il le suivit en Gaule Cisalpine, mais en 83 avant J.C., il abandonna son poste en soustrayant la somme de 600.000 sesterces aux caisses de l'armée. Il prétendit, plus tard, les avoir laissé à Ariminium (Rimini), ville qui avait été pillée lors de la guerre civile opposant partisans de Marius et de Sylla, l'argent y avait disparu lors de son sac, selon lui. Il se rapprocha, alors, de Sylla, mais ce dernier l'écarta de son entourage. Il alla vivre à Bénévent où il acquit des biens de proscrits. Il poursuivit sa carrière en étant légat de Cn. Cornelius Dolabella alors que celui-ci était propréteur de Cilicie. En 75 avant J.C., il fut préteur urbain, Cicéron prétendit qu'il acheta les voix des électeurs Au cours de cette magistrature, aidé d'une maîtresse nommée Chelidon (hirondelle) qui rabattait vers lui, il continua ses malversations en escroquant des citoyens romains, possesseur d'œuvres d'art qui faisaient appel à lui pour qu'on leur rende justice. A la fin de son année de préture, il fut envoyé par le Sénat, comme tout ancien magistrat, gouverner une province. Il reçut la Sicile où il resta trois ans au lieu d'une année comme le voulait le droit. Il aurait du partir en 72 avant J.C. mais son successeur Q. Arrius ne put rejoindre son poste. En 71 avant J.C., le Sénat le maintint à Syracuse, craignant que Spartacus ne vienne à trouver sur l'île un refuge et des renforts. Pourquoi resta-t-il si longtemps en Sicile ? Parce qu'il passait pour un militaire expérimenté et se devait, à ce titre, y maintenir l'ordre. Le Sénat craignait qu'un gouverneur nouveau ne puisse s'opposer avec succès aux esclaves en fuite s'ils apparaissaient. Il partit de Sicile seulement en janvier 70 avant J.C. Cette même année, les Siciliens portèrent plainte officiellement contre lui devant le préteur. Et c'est à ce moment que Cicéron, qui était son cadet d'une dizaine d'années, entra en scène, pour l'accuser de de repetundis (vol lors d'une magistrature). Verrès était passionné d'œuvres d'art, il profitait de son poste pour accroître ses collections et sa fortune, il avait dans l'île deux complices, Hiéron et Tlépolène, qui étaient plus particulièrement chargés de faire du repérage. Le célèbre avocat se vit investir par les villes de Sicile sauf Messine et Syracuse du rôle d'accusateur. Il se trouva opposer à Hortensius que Verrès choisit comme défenseur. Ses vols d'œuvres d'art commencèrent en Cilicie lorsqu'il y était légat, toute la reconstitution de son passé a été faite par Cicéron dans ses six discours contre Verrès. Il a même volé un roi : Antiochos III de Syrie. Prévoyant qu'il allait perdre son procès, il mit sa fortune à l'abri et partit pour Marseille. En son absence, il est condamné à verser à la Sicile 40 millions de sesterces. Après vingt trois années, il revint à Rome. Il décéda en 43 avant J.C., il est tué sur ordre de Marc Antoine, après s'en être fait un ennemi, il avait refusé de lui donner des vases en bronze de Corinthe.
Quintus Maximus Verrucosus : Consul pour l'année 233 avant J.C. Célébra la même année un triomphe sur les Ligures, lors de la guerre contre ce peuple, il voua (fit vœux) un temple à Honos.
Viriathus : Il fut un des chefs de la tribu des Lusitani qui s'opposa à Rome dans les régions connues aujourd'hui sous le nom de Portugal et d'Extramadure. Il remporta plusieurs victoires dans cette guérilla contre les Romains entre 147 avant J.C. et 139 avant J.C. puis il leur fut livré par ses propres hommes et tué.