C

A. Caecina Alienus : Ancien consul, général de l'empereur éphémère Vitellius, il le trahit en 69 pour rejoindre le camp de Vespasien. Il complota contre le fils ainé (Titus) de son ami. Ce dernier découvrit la conjuration, il le convia à diner et le fit exécuter à la sortie.

Appius Claudius Caecus : Il fut tout à la fois consul (307 avant J.C. ; 296 avant J.C.), général, juriste, poète, grammairien et à l'origine de grands travaux publics. Il était le descendant d'une famille sabine : les Claudii  ; il fut orgueilleux, entêté et dur. Il contesta aux plébéiens l'accès au consulat et l'égalité des droits religieux. En fait, il favorisa les plébéiens fortunés. Il fut le constructeur du premier aqueduc ( Aqua Appia ) desservant Rome et de la fameuse Via Appia.

Quintus Caecilius: Usurier, oncle d' Atticus , il lui laissa par héritage 10 millions de sesterces.

M. Caelius Rufus : dit aussi Celius .

Il naquit en 82 avant J.C. dans une famille équestre. Il fut l'amant de Clodia, sur de Clodius ; elle lui intenta un procès pour avoir voulu l'empoisonner, il eut Cicéron pour avocat ( Pro M. Caelio ) qui était son ami. On a 17 lettes de Caelius qui furent écrites lorsque l'ancien consul était gouverneur de Cilicie. Il voulut s'engager dans la vie politique et comme aucun de ses ancêtres ne l'avait fait avant lui, il fut un homo novi . En 52 avant J.C., il fut élu tribun de la plèbe, en 50 avant J.C., il devint édile curule et en 48 avant J.C., préteur. Il s'allia à Milon pour prendre le pouvoir à Rome mais fut massacré à Thurii (Italie méridionale) selon César : « Cependant Milon écrivait aux villes municipales, qu'il n'agissait que par le commandement exprès de Pompée, dont les ordres lui avaient été portés par Bibulus, et il cherchait à soulever ceux qu'il croyait chargés de dettes. Ne pouvant réussir à rien, il délivra de prison quelques esclaves, et vint, à leur tête, assiéger Compsa, dans le pays des Hirpins. Le préteur Q. Pédius était là avec une légion. Une pierre lancée de dessus la muraille atteignit Milon et le tua. À l'égard de Célius, qui était parti, disait-il, pour aller joindre César, il arriva à Thurii, où il chercha à corrompre quelques-uns des habitants; ayant voulu séduire, par des offres d'argent, des cavaliers gaulois et espagnols que César avait mis en garnison dans cette ville, il fut tué par eux. Ainsi ces semences de nouveaux troubles, qui, à cause de l'empêchement des magistrats et de l'embarras des circonstances, avaient alarmé l'Italie, furent étouffées promptement et sans peine. » Guerre Civile, III, 22. ou dans le Brutium selon Dion Cassius : « Quand ils arrivèrent en Campanie et qu'il constatèrent que Milon avait été défait près de Capoue et s'était réfugié sur le mont Tifata, et quand Caelius renonça à aller plus loin, le tribun alarmé souhaita le faire revenir à Rome. En apprenant la chose, Servilius, devant le sénat, déclara la guerre à Milon et donna l'ordre à Caelius de rester dans les faubourgs, pour qu'il ne puisse occasionner aucun trouble, mais il ne le mit pas sous haute surveillance, car l'homme était préteur. Aussi Caelius s'évada et partit rejoindre Milon, et il aurait certainement créé des troubles s'il l'avait trouvé vivant; mais à ce moment, Milon quitta la Campanie et périt en Apulie. Caelius alla donc dans le Bruttium, espérant former une ligue du moins dans cette région, et c'est là qu'il périt avant d'avoir pu accomplir quelque chose d'important; les partisans de César se rassemblèrent et le tuèrent. » 42, 25, 3.

Il avait 34 ans à sa mort. Il était considéré comme un grand orateur.

Avant de se retourner contre lui, il fut partisan de César :

« Marcus Caelius périt alors pour avoir oser rejeter les lois établies par César concernant les dettes : il pensait que leur auteur avait été défait et avait péri, et c'est pourquoi il souleva Rome et la Campanie.   Il avait été parmi les premiers à soutenir César, et c'est pour cette raison qu'il avait été nommé préteur; mais il s'irrita de ne pas avoir été nommé préteur urbain, et que son collègue Trébonius lui avait été préféré pour cette charge, non par le sort, comme c'était la coutume, mais par le choix de César. C'est pourquoi il s'opposa sur tout à son collègue et l'empêcha d'exécuter toutes les fonctions qui lui incombaient. Non seulement il ne donna pas son accord à ses jugements prononcés selon les lois de César, mais il notifia aussi qu'il viendrait en aide à ceux qui avaient des dettes contre leurs créanciers, et  qu'à tous ceux qui louaient une maison, il les libérait du paiement du loyer. 
Ce faisant, il attira une foule considérable  et  s'en servit contre Trébonius; il l'aurait massacré, si celui-ci n'était pas parvenu à changer de robe et à s'échapper dans la foule. Après cet échec, Caelius publia en privé une loi par laquelle il accordait à tout le monde l'utilisation de maisons exemptes du loyer et il annula toutes les dettes. » 
Dion Cassius, 42, 22, 2.

Caenis : maîtesse officielle de Vespasien, un peu plus âgée que lui. Elle le rencontra grâce à l'affranchi Narcisse. C'est une affranchie dotée d'une mémoire exceptionnelle, secrétaire de la mère de l'empereur Claude : Antonia. Malgré ses très humbles origines, elle eut une place officielle auprès de l'empereur. Elle était très riche et possédait une maison luxueuse près de la via Nomentana. Elle décéda certainement en 71 après J.C.

Caesonia : Epouse de Galigula, fut tuée en même temps que lui et leur fille, Julia, fut fracassée contre un mur.

Caius et Lucius: On ne parle d'eux qu'ensemble. Ce furent les petits-fils d'Auguste qui devaient lui succéder. Ils étaient les enfants d'Agrippa, son ami, et de sa fille Julie. Malheureusement, ils le précédèrent dans la mort respectivement en 4 après J.C. et en 2 après J.C.

Calpurnia : Epouse de J. César, c'était le quatrième mariage du dictateur. Elle était issue d'une grande famille romaine qui prétendait descendre du roi Numa Pompilius. En 58 avant J.C. son père, Lucius Calpurnius Piso, parvint au consulat.

Son mariage va durer jusqu'à la mort de son époux, elle va tenter de l'empêcher d'aller à une réunion du Sénat, celle où il va être assassiné. De cette union ne naîtra aucun enfant.

Après le décès de son mari, elle ne se remarira pas et nul ne sait la date de sa mort.

Calva: Caecilia Metella Calva

Elle était la fille de Metellus Calvus et la sur de Metellus Numidicus. Elle se maria avec Lucius Licinus Lucullus. Comme enfants, elle eut : Lucius Licinus Lucullus, celui qui fut consul en 74 avant J.C. et Marcus Terentius Varro Lucullus, consul en 73 avant J.C. Elle fut compromise dans différentes affaires scandaleuses qui mettaient en scène principalement des esclaves, ceci la conduisit au divorce.

Gnaeus Cornelius Scipio Calvus: Ce fut un général et homme d'Etat. Il fut consul en 222 avant J.C. Il était le fils de Lucius Cornelius Scipio et le frère de Publius Cornelius Scipio . Il combattit les Carthaginois en Espagne au cours de la seconde guerre punique et y trouva la mort en 211 avant J.C.

Caius Sextius Calvinus : Fondateur de la ville d'Aix en Provence ( Aquae Sextiae ).

Lucius Caecilius Metellus Calvus: Fut consul en 142 avant J.C.

Marcus Furius Camillus : Camille

Il semble avoir été un personnage historique mais de nombreuses légendes l'entourent. Il fut trois fois consuls avant de devenir dictateur (peut-être entre 369 avant J.C. et 389 avant J.C.). Il prit la tête des troupes qui faisaient le siège de Véies depuis dix ans. Il fit percé un tunnel sous la ville qui ainsi fut prise, il fut accusé d'avoir gardé pour lui une partie du butin du sac de cette cité, il partit alors pour l'exil, revint pour sauver Rome du péril suscité par une invasion gauloise (c'est là que prend place l'épisode des oies du Capitole), il mena à bien un vaste programme de reconstruction après la mise à sac de Rome par les Gaulois. Les Romains voulurent partir pour Véies qui était un endroit plus stratégique que Rome, il les en dissuada.

« quand on a Véies sous les yeux, une si belle ville, et cette campagne de Véies, plus fertile et plus étendue que le territoire de Rome ? La ville même, à leur sentiment, était préférable à Rome, et par sa position, et par la magnificence de ses édifices publics et particuliers, et de ses places. On alla même plus loin : on souleva une question qui devait s'agiter plus vivement encore après la prise de Rome par les Gaulois : l'émigration à Véies. On parlait d'établir à Véies une moitié du peuple et une moitié du sénat, de sorte que ces deux villes formeraient la république du peuple romain. » Tite Live, V, 24.

Il fut appelé « le nouveau Romulus », il eut deux fils : Spurius et Lucius , il fut à l'origine de l'arrivée des plébéiens dans les magistratures et en échange une nouvelle charge fut créée : le « prétorat » qui ne devait revenir qu'à un patricien. Le premier fut son fils Spurius . Il ordonna que sur les pentes du Capitole, tourné vers le Forum, soit bâti un temple voué à la « Concorde ». On dit qu'il mourut à un âge avancé, 88 ans.

Julius Capitolinus :
Il est un des six auteurs de « l’Histoire Auguste ». Il aurait écrit les vies d’Antonin le Pieux, de Marc-Aurèle, de Lucius Verus, de Pertinax, de Clodius Albinus, de Macrin, des trois Gordiens, des deux Maximin, de Maxime Pupien et de Balbin. En fait, depuis la réflexion de Hermann Dessieu en 1889, les historiens modernes nient son existence comme celle des autres auteurs de ce texte. Il fait sans cesse référence à un ou des historiens antiques qui n’auraient jamais existé.  Il a dédié ses livres en premier à Dioclétien puis ses autres « vies » à Constantin. A travers ses écrits, on remarque sa préférence pour les empereurs d’origine noble et une grande sévérité ou même du mépris pour les empereurs parvenus, d’origine roturière.

Gaius Caecilius Metellus Caprarius : Fut consul en 113 avant J.C. puis censeur en 112 avant J.C.

Caius Papirius Carbo: Tribun du peuple, il voulut faire passer une loi qui autorisait les tribuns de la plèbe à exercer cette magistrature aussi souvent que quelqu'un le voudrait. Scipion Emilien s'y opposa et eut gain de cause. Au sein du triumvirat qui s'occupait des questions agraires (réformes de Tiberius Gracchus), il occupa la place de Crassus Mucianus, tué par Aristonicos. Il fut déferré devant un tribunal après la fin de sa magistrature pour un motif que l'on ne connaît pas, la sentence lui fut défavorable et il se donna la mort.

Cneius Papirius Carbo: 130 avant J.C. ; 82 avant J.C. Il faisait partie de la gens Papiria. Il fut trois fois consul (en 85 avant J.C. ; 84 avant J.C. ; 82 avant J.C.) et un des chefs du parti marianiste. Après la mort de Marius, son collègue Cinna et lui rassemblèrent une armée (84 avant J.C.) pour s'opposer à Sylla. Après l'assassinat, au cours d'une mutinerie, de son alter ego au consulat, il se retrouva seul face à Sylla. Il temporisa le plus possible pour éviter d'avoir un collègue. Sylla le défit à Faventia (Faenza) ; revenons à son consulat de 82 avant J.C., il fut élu avec le fils de Marius (qui n'avait pas l'âge pour être élu) qui fut vaincu par les troupes syllaniennes, il trouva alors refuge dans Préneste, Carbo échoua devant Préneste pour le délivrer, devant cet échec, comprenant que tout était perdu, il eut une réaction que beaucoup d'historiens qualifièrent de lâcheté, il alla se réfugier en Afrique. Il fut inscrit un des premiers sur la première liste de proscription de Sylla. Il fut capturé, chargé de chaînes et envoyé devant Pompée puis mis à mort.

« Comme Carbon qui subit la hache du licteur et qu'ensevelit un tombeau sicilien ! » Lucain, la Pharsale, livre II.

Carnéade :
Philosophe grec du II °s avant J.C., il est très connu à Rome comme ayant été un des plus grands penseurs de la philosophie qu’on appela « la Nouvelle Académie ».
Il participa à une ambassade athénienne à Rome où il fut apprécié de tous ceux qui participaient  à la vie intellectuelle de la Ville. Mais il fut jugé dangereux par Caton le Censeur qui demanda son départ, il avait disserté sur un sujet et démontré son contraire le lendemain.
Il passa toute sa vie à lutter contre les idées stoïciennes.
On dit qu’il s’éteignit à 90 ans, en 129 avant J.C.
Montaigne, dans ses « Essais » lui consacre de longs paragraphes. 

Caius Julius Caesar :
Il est connu de l’histoire pour être le père de JULES CESAR ou Caius Julius César IV.
Il serait né vers 135 avant J.C. Il est le fils d’un autre Caius Julius César, ce qui lui valut de la part de certains historiens l’appellation de Caius Julius César III tandis que son père avait le numéro II.
En suivant le « cursus honorum », il arriva à la fonction de préteur en 92 avant J.C. Puis, il fut gouverneur d’Asie auparavant il avait été « decemvir agris dandis attribuendis jus dicandi » en 100 avant J.C., il aurait établi des vétérans des légions de Marius comme colons en Afrique à Cercina.
Toute sa famille et lui vécurent dans le quartier populaire du Subure.
Il mourut brutalement à Pise en 85 avant J.C. ce qui fait dire aux médecins de notre époque qu’il décéda des suites d’un problème cardiaque. Son fils J. César, avait à peine 16 ans.
« Deux César, l'un préteur, l'autre ayant exercé la préture et père du dictateur César, moururent, sans aucune cause apparente, en se chaussant, le matin, celui-ci à Pise, celui-là à Rome. » Pline l’Ancien, H.N., VII, 53.

Caius Lutatius Catulus : Fut consul en 242 avant J.C. Il assiégea les villes de Sicile : Lilybaeum et Drepanum avec deux cents navires ; il battit une flotte de secours (10 mars 241 avant J.C.) envoyé par Carthage près des îles Aegates à l'Ouest de la Sicile. Il participa au triomphe bien qu'une blessure l'eut empêché de prendre part à l'action. Cette bataille mis fin à la première guerre punique.

Quintus Lutatius Catulus : Collègue de Marius lors de son troisième consulat (102 avant J.C.). Il fut adopté par Catulus , avant, il se nommait Sextius Julius Cesar (grand oncle de J. César) Il avait une réputation des plus flatteuse et était imprégné de culture grecque. Il fut battu par les Cimbres puis ceux-ci furent à leur tour battus par Marius et lui à Verceil, on l'oublie trop facilement mais il fut pour quelque chose dans la victoire romaine. Il partagea donc le triomphe offert à Marius ; plus tard, il clama partout qu'il était le vainqueur. Il fut partisan de Sylla et proscrit par Marius lors de son retour à Rome. Devant le refus de ce dernier de lui pardonner, il se suicida en bouchant toutes les issues, si infimes soient elles, de sa chambre et y mit le feu. Il périt étouffer.

Catulle : C. Valerius Catullus

Poète né à Vérone vers 87 avant J.C. et mort en 54 avant J.C. «  Vérone aime Catulle et son goût délicat  » Martial, Epigramme, 1, 61. Son père devait être un personnage important dans sa cité puisqu'il reçut Jules César : « Il avouait que Valerius Catullus, dans ses vers sur Mamurra, l'avait marqué d'une flétrissure ineffaçable; et pourtant quand le poète s'excusa, il l'admit le jour même à sa table. Il n'avait pas même interrompu les relations d'hospitalité qui l'unissaient au père du poète. » Suétone, César, 73. Il alla à Rome où il fut un des protégés de l'orateur Hortensius, il connut Cornelius Népos et Asinius Pollion. Son frère aîné eut une grande importance dans sa vie puisque c'est lui qui l'encouragea à rester sur le chemin de la poésie. Il mourut en 58 avant J.C., à Troie au grand désespoir de son frère dans des circonstances que nous ne connaissons pas. Catulle alla s'enrôler avec Helvius Cinna dans l'état-major de C. Memius qui partait comme gouverneur de Bithynie. On le retrouve dans un cénacle qui se consacre à une poésie nouvelle, illustrée par Licinius Calvus. Il est surtout connu pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire romaine comme ayant été l'amant temporaire de Lesbie qui dut être la sur de l'agitateur politique Clodius, Clodia. Il avait dix ans de moins qu'elle. Sa poésie fut d'abord donnée au public pièce par pièce puis réunie en un volume qui fut dédié à Cornélius Nepos. Il nous en reste 116 pièces Il dut mourir en 54 avant J.C. car on ne trouve pas de traces dans ses écrits d'événements postérieurs à cette date, il avait alors trente quatre ans.

Appius Claudius Caudex: Le surnom = idiot. Il était le petit fils d' Appius Claudius Caecus . Il fut consul en 264 avant J.C. son collègue fut Marcus Fulvius Flaccus Il fut un chaud partisan de l'aide apportée par Rome aux Mamertins (mercenaires réfugiés en Sicile) qui furent à l'origine de la première guerre punique. Ils contrôlaient le détroit entre l'Italie et la Sicile. Cette aide provoqua une vive discussion au Sénat car certains de ses membres y étaient défavorables, finalement l'assemblée du peuple emporta la décision.

Celce : Aulus Cornelius Celcus. Il a du écrire vers 25-35 après J.C. et donc il serait né à l'époque d'Auguste au sein d'une grande famille romaine, les Cornelli. On sait très peu de choses sur lui. Il est très connu pour avoir écrit un livre sur la médecine "De Arte Medica" qui ne serait que le livre 11 d'une vaste encyclopédie, on se demande même s'il fut médecin. et dans ce livre consacré à la médecine, il fait une part très belle à l'occulisme ainsi qu'aux collyres, les remèdes au mal des yeux.

Quintus Caecilius Metellus Celer :

Arrière petit fils de Metellus Macedonicus. Il combattit en Asie sous les ordres de Pompée et fut préteur en 63 avant J.C. durant le consulat de Cicéron. Lui-même fut consul en 60 avant J.C. Il s'opposa à Pompée. Il fut l'époux de la célèbre Clodia qui l'aurait fait empoisonné, dit-on.

Caecilia Metella Celer :

Elle était la fille de Metellus Celer. En 53 avant J.C., elle fut mariée à Publius Cornelius Lentallus Spinther. Comme sa mère, la sulfureuse Clodia, elle eut une vie dissolue et en 45 avant J.C. Spinther la répudia au milieu d'un énorme scandale. Elle eut, entre autres, une liaison avec Publius Corlelius Dolabella qui était marié avec Tullia, fille de Cicéron. Elle revint dans sa famille, mise au banc de la société. Parmi ses nombreux amants, elle eut des amis intimes de Jules César, ce qui permit à sa famille de ne pas être inquiétée après Pharsale et Munda, c'est-à-dire après la défaite des optimates . La date de sa mort est inconnue.

Petilius Cerialis : A laissé une trace dans l'histoire pour ses actions qu'il mena en Bretagne (Angleterre). Avant, il était à la tête des armées de Germanie Inférieure et à ce titre il vainquit Civilis ( Chef batave ayant recu la citoyenneté romaine). Il fut légat de la IX Hispana qui fut défaite par les Icenis et la reine Boudicca. Il fut nommé gouverneur de Bretagne en 71 après J.C. par Vespasien avec qui il était parent. Il mena plusieurs campagnes dans ce pays pour esseyer d'en coloniser le Nord. Il fut plusieurs fois consul suffect et pour la première fois en 70 après J.C.

Césarion dit aussi Ptolemée XV : Il est dit être le fils de César et de Cléopâtre,

---> peinture de J. W. Waterhouse, 1888.

son père supposé ne le reconnu jamais et l'on sait l'importance qu'avait cette reconnaissance dans le monde romain. Beaucoup d'historiens modernes doutent de cette filiation. Il avait quatre ans quand sa mère décida de l'associer au trône et de régner avec lui. Il fut assassiné sur ordre d'Octave, trahi par son précepteur Rhodon, il avait, alors, 17 ans (30 avant J.C.) Après lui et sa mère, l'Egypte sera romaine.

Celse : Génie médiocre disait de lui Quintilien . Bien que, semble-t-il, il n'est jamais été médecin, il écrivit sur la médecine, ce n'est qu'une partie d'une plus vaste encyclopédie qui nous a été conservée, le « De Medicina », le reste a été perdu.

Chaera : Prétorien qui assassina Caligula, il fut condamné à mort et demanda à être décapité avec l'épée dont il s'était servi pour tuer Caligula.

Quintus Cicero : ( 102 avant J.C., 43 avant J.C.)

Frère cadet de l'avocat bien connu (il était de quatre ans son cadet). Il fut surtout un soldat, plus que son frère, quoique, chez les Romains, la vie civile et la vie militaire étaient étroitement liées au sein du cursus honorum , il fut préteur puis gouverneur d'Asie de 61 avant J.C. à 59 avant J.C., puis, il fut un des lieutenants de César en Gaule,

« Enflé de cette victoire, Ambiorix se rend aussitôt avec sa cavalerie chez les Atuatuques, peuple voisin de ses états, et marche jour et nuit, après avoir ordonné à son infanterie de le suivre. Il leur annonce sa victoire, les excite à se soulever, passe le lendemain chez les Nerviens et les exhorte à ne pas perdre l'occasion de s'affranchir à jamais et de se venger sur les Romains des injures qu'ils en ont reçues ; il leur représente que deux lieutenants ont été tués et qu'une grande partie de l'armée romaine a péri ; qu'il ne sera pas difficile de détruire, en l'attaquant subitement, la légion qui hiverne chez eux avec Cicéron ; il leur offre son aide pour cette entreprise". Les Nerviens sont aisément persuadés par ce discours. » César, Guerre des Gaules, V.

Il prit part aux expéditions en Bretagne (Angleterre) et fut à ses cotés lors de la guerre contre Ambiorix . Il suivit son frère en qualité de légat lorsqu'il partit en Cilicie. Mais pendant la guerre civile qui suivit, il prit le parti de Pompée , il fut pardonné par César après la bataille de Pharsale. En 43 avant J.C., il fut proscrit comme son frère et fut tué comme lui. Ce fut un écrivain prolifique mais reste de lui seulement des lettes en forme de conseils pour l'élection de Marcus au consulat («  essai sur la candidature  »). Il épousa une sur d' Atticus , Pomponia , grand ami de son frère.

Lucius Cornelius Cinna : Il fut consul 4 fois en 87 avant J.C. 86 avant J.C. 85 avant J.C. 84 avant J.C. Pour 85 et 84 avant J.C., seul au pouvoir, il s'autoproclama consul.  Lors de son premier consulat, il proposa une loi ( Lex Cornelia de exulibus revocandis) dont le vote devant les comices fut empêché par Cn. Octavius qui était alors son collègue au consulat. Ce dernier le fit déchoir de sa charge. Il s'enfuit de Rome, revint à la tête d'esclaves à qui il avait promis la liberté, tua Octavius et s'empara du pouvoir. Il partagea sa charge de consul avec Marius , alors dans son septième consulat ; à la mort de ce dernier, il gouverna seul en se passant des comices, en nommant aux postes clés qui il voulait bien. Il fut tué à coup de pierre par ses soldats à Ancône au cours de son quatrième consulat alors qu'il voulait empêcher Sylla de mettre les pieds en Italie. Il était le frère de Cornelia , femme de J. César, et était préteur en 44 avant J.C., au moment du meurtre de J. César qu'il approuva.

Cornelia Cinna :
C’était la fille de Lucius Cornelius Cinna, un des principaux partisan de Marius. Elle fut la seconde épouse de Jules César (quoiqu’il soit difficile de donner le nom d’épouse à la première qui fut seulement une fiancée, il n’y eut pas de mariage officiel) :
« …quoiqu'on l'eût fiancé, dès son enfance, à Cossutia, d'une simple famille équestre, mais fort riche, il la répudia, pour épouser Cornélie, fille de Cinna, lequel avait été quatre fois consul. » Suétone, vie de César, 1.
Elle donnera naissance à une fille, Julie, qui sera marié à Pompée.
Sylla ordonnera à César de la répudier ce dernier refusera, malgré une vive réaction du dictateur, il restera marier avec elle.
Elle mourut jeune alors que César s’apprêtait à partir en Espagne comme questeur.

Gnaeus Cornelius Cinna Magnus : Il fut l'arrière petit-fils de Pompée. Il fut impliqué dans une conspiration contre Auguste avec Aemilia Lepida, la petite fille du triumvir. Tous deux furent pardonné par le souverain-premier citoyen-prince en 4 après J.C. C'est lui qui servira de modèle au héros de Corneille.

Septicius Clarus :

Préfet du prétoire d'Hadrien qui lui retira bien vite ses fonctions. Il fut un des destinataires des lettres de Pline le Jeune. Son limogeage et son existence ne sont mentionnés que dans « l'histoire Auguste » dont le texte est le suivant : «  Il destitua le préfet du prétoire Septicius Clarus, le maître du bureau de la correspondance Suetonius Tranquillus ainsi que beaucoup d'autres parce qu'ils avaient eu vis-à-vis de son épouse Sabine et à son corps défendant une attitude plus familière que ne le tolérait l'étiquette impériale ". (trad. A. Chastagnol - Édition Robert Laffont, coll. Bouquins ).

Clemens : Affranchi d'Agippa (l'ami d'Auguste), il se fit passer pour son ancien maître et eut quelques partisans, il sera pris et exécuter par les gens de l'autorité.

Horatius Cocles : Cocles, itis, m, = borgne.

Défendit le passage vers Rome matérialisé par le pont Sulicius contre le roi étrusque Lars Porsenna qui voulait rétablir Tarquin le Superbe sur son trône (509 avant J.C.).

---> Giovanni Tiepelo, vers 1800.

« Cependant les Tarquins s'étaient réfugiés chez le Lar Porsenna, roi de Clusium. Là, mêlant le conseil à la prière, ils le suppliaient de ne pas souffrir que des princes originaires d'Étrurie, du même sang et du même nom que lui, vécussent dans l'exil et dans la misère. » Tite Live, II, 9.

« À l'approche des ennemis, les habitants de la campagne se réfugient dans la ville. L'enceinte de Rome est garnie de postes nombreux. Elle paraissait bien défendue d'un côté par ses murailles, et de l'autre par le Tibre qui se trouvait entre elle et l'ennemi; cependant un pont de bois allait donner passage à l'ennemi, sans un seul homme, Horatius Coclès, qui, dans ce jour, fut l'unique rempart de la fortune de Rome. Il se trouvait par hasard chargé de la garde du pont; lorsqu'il s'aperçoit que le Janicule avait été emporté par surprise, que les ennemis accouraient à pas précipités, et que ses compagnons effrayés quittaient leurs rangs et leurs armes, il en arrête quelques-uns, s'oppose à leur retraite, et, attestant les dieux et les hommes, leur représente que "c'est en vain qu'ils abandonnent leur poste; que la fuite ne peut les sauver; s'ils laissent derrière eux le passage du pont libre, ils verront bientôt plus d'ennemis sur le Palatin et sur le Capitole qu'il n'y en a sur le Janicule. Qu'il leur recommande donc, qu'il leur ordonne de mettre en usage le fer, le feu et tous les moyens possibles pour couper le pont. Quant à lui, autant que peut le faire un seul homme, il soutiendra le choc des ennemis. " Il s'élance aussitôt à la tête du pont, et d'autant plus remarquable qu'on le voyait, au milieu des siens qui tournaient le dos et abandonnaient le combat, se présenter, les armes en avant, pour résister aux Étrusques, il frappe les ennemis de stupeur par ce prodige d'audace. Cependant l'honneur avait retenu près de lui Spurius Larcius et Titus Herminius, tous deux distingués par leur naissance et par leur courage. Il soutint d'abord avec eux le premier choc et la première fureur des assaillants; mais bientôt ceux qui rompaient le pont les ayant rappelés, il force ses deux compagnons de se retirer par un étroit passage qu'on avait conservé à dessein. Ensuite, jetant sur les chefs des Étrusques des regards menaçants et terribles, tantôt il les provoque l'un après l'autre, tantôt il les accuse tous ensemble de lâcheté, leur reprochant "d'être les esclaves d'orgueilleux tyrans, et d'oublier le soin de leur propre liberté pour venir attaquer la liberté d'autrui." Ils hésitent quelque temps, se regardant les uns les autres, comme pour voir qui commencerait le combat; mais enfin la honte s'empare de la troupe entière; ils poussent un grand cri et font pleuvoir sur un seul homme une nuée de javelots : tous les traits demeurent attachés au bouclier dont il se couvre. Quand ils voient qu'inébranlable dans ses résolutions et ferme dans sa résistance, il demeure maître du pont qu'il parcourt à grands pas, les ennemis cherchent, en se jetant sur lui, à le précipiter dans le fleuve; mais tout à coup le fracas du pont qui se brise, et les cris que poussent les Romains, joyeux du succès de leurs efforts, les glacent d'épouvante, et arrêtent leur impétuosité. Alors Coclès : "Dieu du Tibre, s'écrie-t-il, père de Rome, je t'implore. Reçois avec bonté dans tes flots ces armes et ce soldat." Il dit, se précipite tout armé dans le fleuve, et, le traversant à la nage, au milieu d'une grêle de flèches qu'on lui lance de l'autre rive sans pouvoir l'atteindre, il rejoint ses concitoyens, après avoir osé un exploit qui trouvera dans la postérité plus d'admiration que de croyance. Rome se montra reconnaissante d'une aussi haute valeur. Elle lui fit ériger une statue sur le Comitium, et on lui donna autant de terres que put en renfermer un cercle tracé par une charrue dans l'espace d'un jour. À ces honneurs publics les particuliers voulurent ajouter un témoignage de leur gratitude, et, dans la disette générale, chacun retrancha sur sa propre nourriture, pour contribuer, en proportion de ses ressources, à la subsistance de ce héros. » Tite Live,II, 10, trad. Ricard, 1864.

Beaucoup d'historiens pensent qu'il n'a jamais existé et qu'il est une transposition d'un mythe indo-européen.

Coponius : De 6 après J.C. à 9 après J.C., il fut le premier procurateur de Judée, sans doute envoyé par Auguste.

« Quand le domaine d'Archélaüs eut été réduit en province, Coponius, Romain de l'ordre équestre, y fut envoyé comme procurateur : il reçut d'Auguste des pouvoirs étendus, sans excepter le droit de vie et de mort. » Flavius Josephe, Guerre des Juifs, II, 8, 53.

Il dut être en poste lors du recensement (celui de Quirinius) dont parle l'évangéliste Saint Luc.

Cneius Domitius Corbulo : (Corbulon)

Il était apparenté à la dernière femme de Caligula. Meilleur général de Néron. Ce dernier, jaloux de ses succès lui ordonna de se suicider (67 après J.C.). Alors qu'il était légat, nommé par Claude, en Germanie Inférieure, il avait fait creusé le canal de la Meuse au Rhin. Il s'attaque aussi à la piraterie qui sévissait sur le Rhin avec à sa tête Gannascus. Ses guerre adressives contre les Germains furent stoppées par celui qui l'avait nommé qui voulait rester sur ses positions antérieures, fidèle à la politique de non-intervention qu'avait voulue Auguste.Il vainquit deux fois Tirade I, roi des Parthes, il installa Tigrane V sur le trône d'Arménie. Ainsi, grâce à lui, Rome eut un roi tout à sa dévotion.

Crementius CORDUS : connu par un récit de Tacite. C'est un historien que Tibère fit condamner pour avoir été, dans ses écrits, favorables aux assassins de J. César, Brutus et Cassius. Il se laissa mourir de faim. Le sénat voulut faire brûler ses livres. L'accusation contre lui fut porté par deux amis de Séjean.

Cornelia :

---par Pierre Jules Cavelier, 1861.

Mère des Gracques , elle était la plus jeune fille de Scipion l'Africain . Elle épousa un homme de sa classe, on dit que ce furent des membres de sa proche famille qui arrangèrent les noces. Son mari fut Tiberius Sempronius Gracchus . Il portait le même nom et prénom que son fils qui deviendra le tribun de la plèbe bien connu. A la mort de son mari, elle refusa de se remarier pour se consacrer entièrement à ses enfants bien qu'un homme important d'Egypte lui demanda sa main, il s'agissait de Ptolémée , on ne sait lequel, Plutarque ne parle que d'un Ptolémée . Cornelia inculqua à ses enfants une notion très romaine celle du respect, du dévouement et du don de soi que l'on doit à l'Etat. A une époque où chaque femme étalait tout ce qu'elle possédait comme bijouterie, elle déclara que ses pierres précieuses étaient ses enfants. Après la mort de ses fils, elle se retira à Misène. Les Romains lui érigèrent une statue, c'était la première fois qu'une femme en avait les honneurs. Sur sa base, on trouvait l'inscription : « A Cornélia, fille de l'Africain, ayant donné naissance aux Gracques » «  Cornelia Africani f Grachorum  ».

Cossutia : Première femme de Jules César. Il dut la répudier pour être flamen dialis. Celui-ci devait être marié à une femme de la noblesse ors elle était issue d'une famille qui venait d'être admise dans l'ordre équestre.

Marcus Aurelius Cotta : A la mort du roi Nicomède IV Philopator de Bithynie, roi qui légua son royaume aux Romains, il fut chargé d'administrer la nouvelle province. Celle-ci était convoitée par Mithridate. Cotta à peine arrivé, se vit contraint de combattre le roi du Pont mais il fut écrasé et alla s'enfermer dans Chalcédoine d'où il fut secouru par Lucullus .

Rufrius Crispinus : Préfet du prétoire en compagnie de Lusius Geta au temps de l'empereur Claude. Comme son collègue, il était considéré par Agrippine comme une créature de Messaline.

Lucius Licinius Crassus : Il était issu d'une des plus grande famille plébéienne de Rome : la gens Licinia . C'était un homme de loi et un orateur admiré par Cicéron . En 95 avant J.C., il fut consul avec Scaevola . Il fut à l'origine d'une loi (la lex Licinia Mucia ) qui allait être en partie responsable de la Guerre Sociale. Ce décret privait les Latins de la citoyenneté romaine si elle avait été acquise par fraude et les expulsaient de la Ville. C’est grâce à lui que fut fondé « Narbo Martius » (Narbonne, 118 avant J.C.). Il devait décéder en 91 avant J.C.

Quintus Caecilius Metellus Creticus : Il fut consul en 69 avant J.C. Il était le petit-fils de Metellus Macedonicus . Son proconsulat se déroula dans l'île de Crête et c'est à partir de là qu'il commença à lutter contre les pirates qui infestaient la Méditerranée, on dit qu'il fut particulièrement incompétent dans cette tâche.

Caius Scribonius Curio : Il était de la noblesse plébéienne, sans fortune et bon à rien, il était cependant brillant mais sans scrupules et ne se sentait engagé par rien. Connu pour avoir dépensé une fortune pour édifier un monument en bois qui pivotait sur lui-même et était un théâtre, plus aussi un amphithéâtre. Le spectateur pouvait voir ainsi le matin des acteurs et l'après-midi des gladiateurs.

« Il fit construire deux théâtres en bois, très spacieux et juxtaposés, chacun en équilibre et tournant sur un pivot : avant midi, pour le spectacle des jeux, ils étaient adossés, afin que les deux scènes ne se gênent pas réciproquement par leur bruit ; puis on les faisaient tourner d'un coup- il est bien connu qu'après les premiers jours, certaines personnes restaient même à leurs places - les angles des deux théâtres se rejoignant, Curion obtenait un amphithéâtre et donnait des combats de gladiateurs, qui couraient pourtant moins de risques que le peuple romain qu'on faisait tourner en rond. » Pline l'Ancien, H. N., 36, 116 et suivants, trad. De Littré, Folio Classique.

En tant que tribun de la plèbe, il fut soudoyé par J. César qui lui donna l'argent nécessaire pour s'acquitter de ses immenses dettes. Il devint son principal soutien au Sénat. Il l'aida à conserver ses troupes en demandant que Pompée qui en avait aussi les abandonna et tout ceci malgré l'opposition du censeur Appius Claudius Pulcher. C'était un farouche partisan de Clodius , d'ailleurs à la mort de ce dernier, il épousa sa femme, devenue libre, Fulvie.

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